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L’économie canadienne, comme celle de nos voisins américains, fait couler beaucoup d’encre dans l’actualité de ces derniers mois. Les mesures protectionnistes que les États-Unis souhaitent adopter semblent en faire réagir plusieurs et incitent d’autres à passer à l’action. Mais est-ce une majorité qui prend action ? Les entreprises d’ici se sentent-elles réellement menacées sur le marché mondial quant à leur capacité à s’y positionner de façon compétitive ? Tout indique qu’elles le devraient !


Aujourd’hui, nous pouvons affi rmer avec conviction que si les entreprises manufacturières du Québec ne travaillent pas activement à améliorer leurs façons de faire et à innover, elles manqueront certainement la parade.
À l’ère du numérique, de la mondialisation et au rythme effréné où de nouvelles technologies sont mises sur le marché, nos entreprises manufacturières ne peuvent se permettre de creuser davantage l’écart en productivité et en compétitivité, par rapport aux principaux pays industrialisés, par manque d’automatisation. L’écart est significatif et il devient urgent d’agir rapidement.


L’automatisation au 21e siècle
L’automatisation est généralement associée à éliminer l’être humain dans l’exécution de certaines tâches, mais sa définition est plus complexe. Il faut voir l’automatisation comme un apport à l’humain (dans un contexte de écanisation des tâches) ou encore comme la possibilité de créer de la richesse.


À titre d’exemple, l’ajout d’un équipement permettant d’automatiser l’emballage de fin de ligne viendra dégager des effectifs qui seront attitrés à des tâches à valeur ajoutée. Ça assurera une production, une livraison et une logistique sans faille et des plus fluides. Automatiser les pratiques assure le dégagement du temps essentiel pour se concentrer sur ce qui compte réellement : des actions stratégiques pour l’entreprise qui propulseront ses affaires à un niveau supérieur. C’est le premier pas dans une démarche proactive !


Dans certains cas, une démarche réactive peut aussi se transformer en opportunité. Faire face à des problèmes d’efficacité, c’est l’opportunité de prendre le temps de remettre en question les acquis et de les repenser non seulement pour le bénéfice de l’entreprise, mais surtout pour celui des clients.


Les deux essentiels

Du financement et de la vision : voilà ce qu’il faut dans toute démarche d’automatisation.Pour le premier, certes
certains programmes gouvernementaux ont été coupés ces dernières années touchant principalement les PME.
Mais les investissements en automatisation ne doivent plus seulement être considérés en fonction du ROI (retour sur investissement), mais doivent plutôt être perçus comme des nvestissements désormais incontournables.


Il faut toutefois poser des plans réfléchis
en considérant non seulement les automatisations
prioritaires (chaîne de production par exemple), mais également de plus petites automatisations qui ont de grands impacts en termes d’efficacité et en termes financiers (c’est souvent le cas d’ajout d’équipements d’emballage semi-automatiques).


C’est à cet instant que le deuxième essentiel (la vision) entre en jeu. La vision c’est définir aujourd’hui ce qu’il nous faudra demain. C’est parfois de faire fi des contraintes budgétaires, d’espace et de main-d’oeuvre pour se tourner vers les besoins à moyen et long terme. C’est un savant mélange d’anticipation de croissance, de développement de marché et d’instinct.


Des bénéfices pour tous 
Le discours ne se veut pas moralisateur; les chiffres parlent d’eux-mêmes. Il a été démontré que les entreprises qui font des investissements au-dessus de la moyenne ont de meilleurs résultats. Les bénéfi ces se font voir sur l’augmentation du chiffre d’affaires, l’augmentation du nombre d’employés et la réalisation d’actions innovantes.

Or, les entreprises canadiennes et plus particulièrement les entreprises québécoises sont encore loin de suivre ce schéma à succès. Non seulement la productivité tend à stagner, mais les investissements, eux, décroissent.


« Les investissements – tous types confondus – des entreprises canadiennes ont baissé de 7,8 % en 2016 alors que ceux des entreprises américaines n’ont baissé que de 0,5 %. »

Quand les bénéfices sont chiffrables, que la standardisation, l’uniformité, la réduction, voire l’élimination de bris et de pertes, est provoquée, pourquoi ne pas automatiser ?


Rhita Amane
CARTIER, L’emballage optimisé emballagecartier.com
Source : Baromètre industriel québécois, STIQ,
8e édition, Un portrait unique du secteur manufacturier

http://fr.calameo.com/read/005020557fde491c9a663

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